ÉPISODE 172 

 

 

Lundi 24 janvier 1966

 

Le mariage

 

Rita et Norman se marient. Gus révèle toute son amertume dans une éruption de violence…

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

21,4 millions de téléspectateurs

soit 31,7 %

 

NARRATION : WARNER ANDERSON

A chaque chose est associée une saison. Et un but pour chacun sous les cieux. Un temps pour garder le silence. Un temps pour parler, un temps pour aimer, et un temps pour haïr. Et pour Norman Harrington et Rita Jacks, un temps pour attendre.

 

INTRO

Norman conduit Rita à Owens Ridges. Les deux lignes du gros titre du Clarion : «  L’accusation appelle un nouveau témoin dans l’affaire Harrington ».

 

 

  

SCENE 1

Le Révérend Dr. Brown et sa femme, Martha (ci-dessus), ont une chapelle en bordure de route à Owens Ridge. Le Dr. Brown essaie de dissuader Norman et Rita de se marier, prétextant qu’ils sont encore jeunes et qu’ils ont le temps pour réfléchir.

 

 

 

SCENE 2

Dans son bureau, à la Fabrique, David Schuster dicte une lettre concernant l’ordinateur S-105, lorsqu’il entend du tapage au bas des escaliers. Il appelle le gardien de nuit par interphone. En bas, Gus Chernak s’empare d’un marteau lorsque David descend les escaliers pour se rendre à l’étage de production. Schuster éteint la lumière. Gus maugrée : « Eh, qu’est-ce qui se passe ? ». Schuster l’invite à se rendre dans son bureau. « Dans le bureau de Harrington, vous voulez dire ? ». Gus est en colère parce que Schuster n’avait pas voulu engager son fils et avait préféré engager Rodney. Gus frappe une machine avec le marteau et Schuster le refrène. Nous apprendrons plus tard que les dommages causés par Gus s’élèvent à 500 dollars (une fortune à l’époque). Gus s’évanouit et le Dr Rossi est appelé. L’ambulance embarque Gus, tandis que David parle avec Michael. 

 

Dialogues de la scène 2

Schuster dicte une lettre.

 

DAVID : Concernant l’offre sur les ordinateurs, le S-105 semble…

 

Il entend du bruit, se lève et regarde par la fenêtre en direction de l’étage de production. Il voit Gus mettre à mal les machines avec un marteau. Il prend le téléphone.

 

DAVID : David Schuster à l’appareil. Pouvez-vous sonner le gardien de nuit ?

 

Schuster éteint la lumière.

 

GUS : Hey ! Qu’est-ce qui se passe ?

 

David rallume la lumière et se rend à l’étage de production.

 

DAVID : Bonne question. A vous de me le dire. 

 

GUS : Pourquoi devrais-je vous dire quoi que ce soit ? Vos chaussures sont bien cirées. Laissez-moi tranquille.

 

DAVID : Attendez une minute… une minute… une minute… Venez, venez, allons parler dans mon bureau.

 

GUS : Votre bureau ? Vous voulez dire le bureau de Harrington. Oh, je l’entend encore me dire : « Gus, vous n’êtes pas un bon styliste. Nous allons vous trouver un emploi aux machines. Gus, on ne peut plus vous laisser aux machines, nous allons faire de vous un gardien de nuit ».

 

DAVID : Attendez une minute… Je ne suis pas Leslie Harrington.

 

GUS : Quelle différence cela peut faire ? Simplement le nom sur la porte.

 

DAVID : J’ai essayé de vous aider.

 

GUS : M’aider ? Comment ? En me permettant de me mettre à genoux pour mendier une petite avant sur mon salaire, hein ? En laissant ma femme laver votre vaisselle sale ? Vous auriez pu m’aider, mais vous ne l’avez pas fait.

 

DAVID : Comme donner un job à votre fils ?

 

GUS : Vous n’avez pas la conscience pour vous. Mon fils Joe. Joe Chernak. Il n’était pas assez bien pour travailler dans votre fabrique. Mais Rodney Harrington oui.

 

DAVID : Je suis désolé. Je ne pouvais pas lui donner un travail. Lorsque j’ai regardé son CV, j’ai appris qu’il n’avait jamais gardé une place plus d’une semaine.

 

GUS : Mais il n’avait jamais tué quelqu’un comme l’a fait votre précieux Rodney Harrington.

 

DAVID : Donnez-moi ce marteau, Gus.

 

GUS : Venez me le prendre.

 

Schuster se met en position de combat.

 

DAVID : Gus…

 

GUS : Qu’est-ce que vous allez faire ? Me renvoyer ?

 

DAVID : Vous ne me donnez pas le choix.

 

GUS : Vous n’êtes pas assez fort.

 

Gus frappe une nouvelle fois avec le marteau sur une machine. David se précipite vers lui et lutte pour lui prendre le marteau des mains. Gus s’effondre, le souffle coupé. David se penche vers lui pour l’aider.

 

DAVID : Gus ? Gus ?

 

Schuster court vers le téléphone.

 

DAVID : C’est de nouveau Mr Schuster. Et c’est une urgence. Appelez l’hôpital.

 

Le bruit d’une ambulance qui arrive.

 

Le Dr Rossi débarque à l’étage de production.

 

MICHAEL : Que s’est-il passé ?

 

DAVID : Je l’ai trouvé en train de s’acharner sur les machines avec ce marteau. J’ai essayé de le raisonner.

 

Michael se penche et examine Gus. Il prend son pouls.

 

DAVID : Est-ce le cœur ?

 

MICHAEL : Non, non. Je ne pense pas. 

 

Gus est placé sur un brancard par deux ambulanciers et Michael. On le couvre.

 

DAVID : C’est arrivé lorsque j’ai essayé de lui prendre ce marteau des mains.

 

MICHAEL : Comme s’il était déterminé à tout détruire. Lui comprit.

 

Gus est porté jusqu’à l’ambulance.

 

 

SCENE 3

Norman et Rita sont devant la porte de la chambre de leur motel. Norman sourit à Rita, la porte dans ses bras et ouvre la porte de la chambre en lui donnant un léger coup de pieds. Dans la chambre, Rita allume la radio et admire sa bague de mariée.

 

 

 

SCENE 4

Au Colonial Post, Rodney se rend au bar. Il commande à Charlie, le barman, un jus d’orange et lui demande de rajouter un brin d’alcool. Le barman refuse poliment. Michael arrive et commande un martini on the rocks. Il informe Rodney qu’il revient de la fabrique où il a été appelé d’urgence pour Gus Chernak. Gus a une maladie du foie. Rodney ironise en disant qu’il est content d’avoir un alibi cette fois. Il parle au médecin du témoignage de Rita aujourd’hui.

 

Note

Je suis d’accord avec Marvin qui prétend que le Dr Rossi a violé le secret professionnel en parlant de la maladie de Gus à Rodney.

 

 

SCENE 5

Pendant ce temps, au motel, Rita tourne le bouton de la radio pour changer de station. Elle entend une sirène au loin. Probablement une ambulance. Elle regarde dehors à travers les stores vénitiens. Inquiète, elle prend le téléphone et appelle la réception pour savoir si quelqu’un a vu Norman. Elle se présente comme Mme Harrington. Norman frappe à la porte et entre. Il vient de lui acheter un déshabillé. Rita s’émerveille devant le tissu. Norman admet qu’il a mis au clou sa montre chez le bijoutier pour 25 dollars afin de lui offrir ce déshabillé. Rita se rend dans l’autre pièce pour le mettre. Pendant ce temps, Norman sort d’une boite à chaussures des pantoufles en duvet qu’il dispose sur le lit. Rita revient vêtue du déshabillé et aperçoit les pantoufles. Norman jette un coup d’œil à travers les stores vénitiens. Rita allume une bougie. Norman apporte une bouteille de champagne, qu’il ouvre et ils portent un toast à leur nouvelle vie.

 


 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Rodney parle avec Leslie, David avec Martin, Gus avec Stella.

 

RODNEY : Tu ne peux pas prétendre qu’il n’est pas marié. Maintenant sa vie est avec Rita. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ne te mêles pas de leurs affaires.

 

DAVID : Mr Peyton, en tant qu’homme d’affaire, personne ne peut vous toucher. En tant qu’être humain, je crois que personne ne veut le faire.

 

GUS : Tu es assise sur une mine d’or. Il te suffit de garder tes lèvres fermées et le jackpot est pour toi. Vas-y et montre-leur…

STELLA : La menteuse que tu veux que je sois.

 

 

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